Mondorama, une cartographie documentée des musiques du monde

Mis à jour le 9 avril 2015

Le quadrille: une danse venue d’Europe

Les quadrilles créoles de la Guadeloupe et de la Martinique sont issus de la rencontre des danses de salon d’Europe (polka, contredanse…) et des rythmes africains. Au milieu du 18e siècle, les colons suivaient de près les modes des salons parisiens. Très vite, les Noirs, libres ou esclaves adoptent ces danses, apprenant les pas via les leçons des maîtres à danser ou des planteurs. Jusque dans les années 1960, c’est la forme la plus répandue de divertissement en Guadeloupe. Les instruments occidentaux, violons et accordéons, sont complétés par des percussions importées par les esclaves d’origine africaine.

Les quadrilles antillais diffèrent des quadrilles français (uniquement instrumentaux) et du quadrille des lanciers (imitation d’une danse anglaise). Nommé également quadrille au commandement, il implique un commandeur qui donne les indications de danse d’une manière très rythmée et dans une langue mélangeant le français et le créole.

Considéré comme trop « européen », le quadrille perd en popularité au moment de la grande revendication identitaire des années 1970-75 mais depuis quelques années, il suscite à nouveau un intérêt grandissant  grâce à diverses actions de revalorisation et des travaux de collecte. Reynoir Casimir est sans conteste l’un des meilleurs accordéonistes de quadrille dans le style de Grande-Terre. Le groupe Signature est un orchestre de bal de la même région.

Négoce et Signature (filmé par François Bensignor en 2011)
Le quadrille de Guadeloupe, version dansée

Caraïbes