Mondorama, une cartographie documentée des musiques du monde

Mis à jour le 16 juillet 2015

Rumbas congolaises, entre Brazzaville et Léopoldville

La rumba cubaine et, de manière générale, toutes les musiques des colonies d’Amérique latine, merengue, biguine, samba, son cubano, bolero, cha cha cha…., jouirent très vite d’une grande popularité en Afrique, grâce à l’industrie discographique. Du Sénégal au Mozambique, la rumba a influencé les nouvelles musiques africaines mais c’est surtout dans l’actuelle République démocratique du Congo, au Congo et en Angola, qu’elle s’est réimplantée.

Dès les années 50, les Congolais développèrent leur version de la musique cubaine en y intégrant leur propre section instrumentale destinée à la danse et connue sous le nom de sebene. Depuis le début, le jeu des guitares y tient une place prépondérante. Cette musique africaine est typique d’un continent colonisé puisqu’on a là une fusion d’éléments africains et étrangers réinjectés dans une musique nouvelle non tribale et inter-ethnique. Les éléments étrangers ont pénétré l’Afrique par l’intermédiaire des colons, via les disques notamment. Mais la rencontre entre musiciens africains et cubains à l’Exposition internationale de Chicago, en 1932, ne fut pas étrangère non plus à ce développement massif du genre en Afrique.

 

(d’après le texte d’Etienne Bours publié pour les brochures Africalia – 2003)

Wendo Kolosoy, Marie Louise (1948)
Camille Feruzi et l'Orchestre Mystérieux Jazz, Cha cha cha bay (1959)

Afrique centrale