Mondorama, une cartographie documentée des musiques du monde

Mis à jour le 16 juillet 2015

Soukous, SAPE et concours d’élégance

Dans les années 1980 et 1990, d’autres grands noms du soukous apparaissent sur le devant de la scène: Papa Wemba, Ray Lema, Koffi Olomide ou Kanda Bongo Man. Leur musique est toujours aussi populaire et atteint même les scènes internationales avec le grand mouvement de la world music. Les musiciens commencent à enregistrer leurs disques à Paris et le son devient plus propre, plus lisse.  Cette nouvelle vague de soukous s’accompagne d’un autre phénomène: les concerts deviennent des concours d’élégance. En effet, Papa Wemba lance en 1979 le mouvement SAPE (Société des Ambianceurs et Personnes Elégantes). Artistes et public se lancent dans une surenchère vestimentaire, mettant même la musique au second plan. Koffi Olomide se présente comme un personnage hyper sophistiqué et la nouvelle idole des jeunes, tentant de charmer son public avec ses chansons autant qu’avec son style. Le ndombolo apparaît à la fin des années 1990. Style de danse fortement décrié par les conservateurs, il met l’accent sur les mouvements giratoires de la taille et des fesses. Le « bling bling » et les apparences ont souvent devenus plus importants que la musique.

Kanda Bongo Man, Liza (1988)
Loketo, Zenab (1993)
Koffi Olomide & Papa Wemba, Wake Up (1996)
Papa Wemba, Sapologie (2010)
Koffi Olomide, Bling Bling (2015)

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