Mondorama, une cartographie documentée des musiques du monde

Mis à jour le 16 juillet 2015

Soukous, une musique qui « secoue »

La rumba va se fondre dans un genre nouveau qu’on appelle soukous. C’est dans les années 50 que se développe le son soukous grâce aux studios d’enregistrement et à l’immense popularité de la guitare électrique, avec des musiciens essentiels comme Joseph Kabaselé et son groupe African Jazz, OK Jazz, les Bantous de la Capitale, Dr. Nico…. Le soukous, déformation probable du mot secouer, détrônera petit à petit les orchestres de rumba classique comme celui de Franco. Dès les années 70, le genre influencera de plus en plus le reste de l’Afrique. La guitare y règne en maître, un orchestre comprenant souvent jusqu’à trois guitaristes. Un des plus grands disciples de Kabaselé, alias Grand Kallé, sera Tabu Ley Rochereau et son groupe Africa Fiesta National, tandis que ses dignes successeurs seront, notamment, Zaïko Langa-Langa, Empire Bakuba avec le chanteur Pépé Kallé, les Maquisards avec Sam Mangwana… De son côté, Franco crée le groupe OK Jazz qui deviendra TPOK Jazz et rivalise d’inventivité tant dans la création de rythmes de danses que dans celle de chansons chroniquant le quotidien de Kinshasa.

 

(d’après le texte d’Etienne Bours publié pour les brochures Africalia – 2003)

African Jazz & Grand Kalle, Independance cha cha (1960)
Franklin Boukaka & Manu Dibango, Le bûcheron (1970)
L'orchestre Bella Bella, Sola (1972)
Franco & Le Tout Puissant OK Jazz, Kinsiona (début des années 1970)
Tabu Ley Rochereau, Maze (début des années 1970)
Verckys et l'Orchestre Vévé, Sex Vévé (années 1970)
Pamelo Mounk'a, L'argent appelle l'argent (1981)
Pepe Kalle, Soso Ya Tongo (1992)

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