Mondorama, une cartographie documentée des musiques du monde

Mis à jour le 30 mars 2015

Traditions instrumentales en solo: l’erhu

Originaire d’Asie Centrale, l’erhu est une vièle très populaire en Chine. Joué par des musiciens amateurs se rassemblant dans les parcs ou les maisons de thé, il est également présent dans les grands ensembles de musique classique chinoise et dans l’accompagnement de l’opéra. Il se compose d’une petite caisse de résonance hexagonale ou octogonale en bois dur, recouverte d’une pièce de peau de serpent, et d’un long manche en bambou ou en bois. Il est muni de deux cordes en soie ou en métal entre lesquelles est inséré un achet en bambou et crin de cheval. Il existe de nombreuses variantes de cette vièle suivant la taille ou le son qu’elle émet.

L’essor de l’erhu date des années 1920. Pour rendre la musique plus accessible, deux musiciens  et compositeurs, Liu Tianha et Abing, transforment le répertoire solo de l’erhu en s’inspirant des techniques du violon occidental et en complexifiant les thèmes traditionnels, les rendant plus dramatiques, plus populaires et plus attractifs. Guo Gan est un musicien actuel qui a acquis une réputation internationale en collaborant avec des artistes très divers. Son jeu de l’erhu évite les travers d’une virtuosité exacerbée très en vogue sous l’ère communiste.

Guo Gan, Reflets de lune sur l'Erquan (en concert à Paris – 2013)

Asie de l'Est